le 23 septembre 2016 chez Kakoum Records/Harmonia Mundi.
Il se produira au Café de la Danse le 17 novembre.
Dans Free, Guillaume Perret explore l’essence même de sa musique. En solo, avec ses saxophones et ses machines filtrant le son, il recrée l’ampleur d’un orchestre entier. Son ouverture d’esprit et son désir de découverte le poussent à explorer de nouveaux horizons sonores. Grâce à des pédales et des effets électrifiés, il propulse son saxophone dans un univers surprenant et inclassable, propice à la rêverie.
Difficile de classer cette musique si personnelle et fusionnelle. L’émotion prime, éveillant nos sens plus que jamais sollicités par un propos innovant, oscillant entre jazz contemporain, grooves funky et métal hurlant.
Cette musique hybride, troublante et envoûtante, évoque un imaginaire fantastique et provoque des sensations fortes, à l’image des extraits Pilgrim et Free, chocs pour les yeux et les oreilles.
En décembre 2009, le saxophoniste Guillaume Perret, arrivé à Paris deux ans plus tôt, réunit le gratin du jazz à L’Olympia, invité par TSF. Dans ce temple parisien, il enflamme la scène avec son groupe, The Electric Epic. Leur aventure a débuté quelques mois plus tôt, et l’attente de leur premier album ne cesse de grandir. Il faudra attendre 2012 pour que ce son unique atteigne enfin le grand public, émerveillé par son originalité. Parmi les premiers à le saluer, l’exigeant John Zorn, qui le qualifie de « nucléaire d’émotions » et le signe sur son label, Tzadik. La presse ne tarde pas à le suivre.
À l’approche de ses 33 ans, le natif d’Annecy (né un 21 juin 1980, un signe du destin ?) est perçu comme un messie avec ce premier album hors norme. L’album connaît un succès immédiat auprès d’une communauté de fans conquis par cette fusion unique de tous les styles de jazz, en réalité la vision personnelle de Guillaume Perret : entre riffs funky et harmonies abstraites, entre métal hurlant et souffle puissant, entre sonorités africaines rétro-futuristes et dérives post-psychédéliques…
Et la liste est longue. En somme, un véritable électrochoc musical où se rencontrent toutes les influences qui ont nourri le compositeur et toutes les expériences qui ont façonné le saxophoniste depuis son arrivée sur la scène jazz, à la fin du XXe siècle.
En une dizaine d’années, Guillaume Perret a exploré une multitude de registres musicaux, tantôt au pupitre, tantôt en soliste, oscillant entre mainstream et troisième courant, sur scène comme au théâtre. Il a collaboré avec des musiciens du monde entier, mais son cœur reste attaché au Bocal, collectif pour lequel il a enregistré trois albums.
Ce premier album rassemble toutes ces expériences, traçant un chemin unique et ouvrant de nouvelles perspectives. Son second opus, sorti en 2014, intitulé « Open Me » et précédé d’un EP Doors, poursuit cette exploration.
Le terme « Free » a une histoire riche dans le jazz, symbolisant l’expansion des horizons esthétiques et la libération des énergies artistiques. Ornette Coleman l’a popularisé, et depuis 1960, être « free » en jazz implique souvent des interprétations divergentes.
En choisissant ce titre pour son nouvel album, Guillaume Perret anticipe des débats sur la nature même de son jazz. « Conçu comme une musique de film, Free propose un voyage libre à travers différents paysages et émotions », explique le saxophoniste, qui aspire à se démasquer et à retrouver l’essence même de sa singularité.
Libre. Plus qu’un simple titre, une déclaration d’intention. On avait salué l’esprit d’équipe, le son de groupe, et le voilà qui revient seul aux commandes. Comme une mise au point de tous ses subjectifs, comme un besoin de faire le point avant de se projeter. Il fallait oser ce saut en solo, sans filets (les complices sur lesquels on peut s’appuyer, rebondir, se reposer…), un plongeon dans l’océan des sons qui résonne comme une apnée vers les tréfonds de son imaginaire.
« Cela me permet de laisser libre cours à mes envies sur scène, et de manière immédiate, d’être libre de modifier le set en cours de concert en fonction de ce que je ressens sur le moment, de pouvoir modifier, faire évoluer tout plus rapidement, plus instinctivement », insiste Guillaume Perret.
Son nouvel album solo, intitulé « Free », sortira le 23 septembre 2016 sur le label Kakoum Records (distribution Harmonia Mundi).
Il sera en concert au Café de la Danse le 17 novembre et en tournée dans toute la France.
