Bakian chante Aznavour : un répertoire mythique résonne à l’Olympia
Certaines chansons traversent les décennies au point d’appartenir à la mémoire collective. À l’Olympia, Bakian avait choisi de consacrer sa soirée à l’une des figures les plus emblématiques de la chanson française avec son spectacle « Bakian chante Aznavour ».
Un choix qui prend une dimension particulière dans cette salle. Charles Aznavour et l’Olympia partagent une longue histoire, et entendre à nouveau ses chansons résonner boulevard des Capucines suffit à convoquer tout un pan de la chanson française.
Chanter Aznavour sans chercher à devenir Aznavour
S’attaquer à un tel répertoire n’est jamais un exercice anodin. Derrière les mélodies immédiatement reconnaissables se trouvent surtout des textes, des histoires et une manière très particulière de raconter les sentiments.
Bakian choisit de les aborder à travers sa propre interprétation. Le spectacle se construit ainsi autour de cet héritage, faisant se succéder les chansons et les mots d’Aznavour dans un lieu qui les a lui-même entendus tant de fois.
Plus qu’un simple concert, la soirée prend alors la forme d’un spectacle hommage, pensé autour d’un répertoire et de celui qui l’a façonné.
Des chansons qui continuent leur chemin
C’est peut-être là que réside tout l’intérêt d’un spectacle comme « Bakian chante Aznavour » : rappeler qu’une chanson ne disparaît pas avec son interprète. Elle voyage, change de voix et trouve de nouvelles façons d’exister sur scène.
À l’Olympia, Bakian aura ainsi fait vivre, le temps d’une soirée, quelques pages de l’immense répertoire laissé par Charles Aznavour.
Et dans une salle aussi intimement liée à l’histoire de la chanson française, le décor semblait presque écrit d’avance.